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"HISTOIRE du Collège Léon XIII de 1831 à nos jours" :

de Marie-Madeleine NEVEU-BERRIER

en vente au Lycée Sainte Solange : 23 €

 

 

L'enseignement privé

            La Constitution de 1946 définit l'accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture.
            L'enseignement public est gratuit depuis 1881, obligatoire jusqu'à 16 ans par ordonnance du 5 janvier 1959, et laïc.
            Le régime de Vichy avait assoupli certaines règles relatives aux congrégations, leur accordant des facilités financières. Toute aide est supprimée en 1945-1946, puis, en 1959, la loi Debré permet aux établissements privés de conclure un accord avec l'État. Elle sera complétée par les lois de 1971 et 1977.

            Ces établissements peuvent désormais être indépendants de l'État, intégrés à l'enseignement public, sous contrat simple ou sous contrat d'association.

            L'enseignement privé à Châteauroux.
            Historique.

            Les Frères des Écoles chrétiennes arrivent à Châteauroux en 1844.
            La communauté s'installe 4, allée des Capucins (aujourd'hui rue Diderot)
            Les Frères sont à l'origine des écoles privées :

            - en 1844 : l'école des Capucins
            - en 1852 :cette école devient école communale, à laquelle les Frères adjoignent un demi-pensionnat en 1860, puis un pensionnat en 1864, le pensionnat Saint-Louis (65 internes et 130 externes). L'établissement de l'allée des Capucins, actuelle rue Diderot, devient alors une école secondaire spéciale, c'est-à-dire ce qui sera plus tard un cours complémentaire.
            L'école primaire doit fermer ses portes faute d'élèves en raison du développement des écoles de quartier et de l'enseignement public en 1902. Le pensionnat Saint-Louis sera fermé par arrêté préfectoral le 28 juin 1907.
            - en 1860 : une école de quartier dans le faubourg Saint-Chnstophe dont ils gardent la direction jusqu'en 1872, au moment où cette école devient annexe de l'École Normale d'Instituteurs.
            - en 1872 : une école de garçons dans le quartier des Marins, l'école de l'Ambulance, ainsi appelée parce qu'elle s'installe dans le local qui servit d'ambulance pendant la guerre de 1870. Ils la gardent jusqu'en 1908.
            - en 1884 : une école libre de garçons à Saint-Christophe rue de Salles.

            1867 : les religieuses ouvrent l'école de filles des Marins, et, en 1972, à côté de l'école des Marins, un asile, c'est à dire une école maternelle.
            La famille Balsan participa à ces réalisations : les écoles de l'avenue Saint-Pierre, l'une à l'emplacement de l'actuelle Résidence George Sand, l'école de l'Ambulance, l'autre, rachetée par la ville à la famille Balsan en 1911, et l'école Sainte Marguerite, installée en 1913.

            1835 : fondation d'une école à l'hôtel de Fougères, rue grande. Puis l'initiative fut développée place des Maronniers, devenue place Lafayette pour devenir un important établissement secondaire, l'institution Léon XIII qui eut quelques années d'interruption à la fin du XIXème siècle et rouvrit en 1900.
            Le Cours Turmeau pour "l'éducation"des jeunes filles fut créé à cette date à l'hôtel de Fougère ; il devint Collège d'Hulst, puis Ecole Jeanne de France.

            Sainte-Solange date du début des années 1850, date à laquelle la congrégation de religieuses Ursulines fit construire le pensionnat des Dames de Chavagnes, rue de la Gare.
            En 1966, les classes primaires sont transférées à l'Ecole Jeanne de France, rue Grande.


            La fusion Léon XIII - Sainte-Solange.

            1966 : au niveau du second cycle une union s'établit entre les deux établissements. C'est le début de la mixité (second cycle), et aussi un plus large éventail de sections proposé aux élèves.

            En 1972, l'école ménagère Sainte-Marie, située dans l'impasse des Américains ferme ses portes. Le terrain mitoyen fut acheté pour y construire un bâtiment, l'école Saint-Pierre, située entre les les locaux Léon XIII et Sainte-Marie, école qui reçut les classes primaires dès la rentrée 1974. La mixité se réalise alors pour toutes les classes de l'établissement.

            En 1978, un second bâtiment, allée de l'Espérance, est construit pour y recevoir les élèves du collège.

            En 1991, "le vieux Léon XIII" disparaît. Seule subsiste l'architecture de l'ancienne chapelle située au coeur de la résidence réalisée par la SA HLM.

            Aujourd'hui, sur les sites de l'Espérance, de la rue de la Gare, LéonXIII - Sainte-Solange accueille les élèves de la maternelle au Pôle Supérieur. C'est l'un des grands établissements castelroussins.

            Sources :
            Monseigneur Jacquard - visage d'une paroisse - 1993
            Châteauroux : images d'hier et aujourd'hui - Musée de Châteauroux 1995
            Historique Léon XIII- Sainte Solange - Témoignage Mme Neveu
            L'évolution de la ville de Châteauroux - Mme Laffontas
            Les Marins - Jean Gaultier - 1983 (écoles Balsan)
            MD